Budget Transports 2017 : on attend toujours une vision stratégique globale !

Pernelle Richardot (67) a défendu la position de notre Groupe sur le Budget régional relatif aux transports pour 2017.

 

Seul le prononcé fait foi

 

"Monsieur le Président, Mes cher(e)s Collègues,

 

En matière de transports et de mobilité, Monsieur le Président, quelques éléments de réflexions. Des points positifs d’abord :

  • La reprise des TET sur le périmètre régional (permis par le Gouvernement VALLS)
  • Le développement de l’offre ferroviaire ;
  • L’amélioration du niveau de service, avec près de 35M€ investis dans la rénovation des lignes capillaires.

Et puis quelques regrets....

 

Monsieur le Président, il ne suffit pas de s’agiter sur sa chaise et de clamer, page après page, que la Région est le « chef de file de l’intermodalité » pour que cela devienne une réalité.

 

A compter du 1er janvier et le transfert des transports interurbains et scolaires, vous disposerez de l’ensemble des outils nécessaires à l’organisation des transports dans notre région. Nous aurions espéré que la stratégie soit d’ores et déjà établie, afin d’avoir un schéma cohérent multimodal. Il n’en est rien, on continue d’avancer au fil de l’eau sans bien savoir où l’on va, et cela est regrettable pour nos concitoyens d’abord, mais aussi pour toute la stratégie économique, d’attractivité et d’aménagement du Grand Est.

 

Je note d’ailleurs que le CESER fait la même demande d’un travail prospectif. Je me sens moins seule et je me répète donc :

  • Quelles réflexions portez-vous sur la stratégie en termes de grande accessibilité de notre région au cœur de l’Europe ?
  • Quel réseau aéroportuaire faut-il développer pour faire partie des grandes régions qui compteront demain ?
  • En terme de réseau ferré capillaire « voyageurs », quelles réponses aux défis ?

Le rôle de la région n’est pas seulement d’emmener des personnes des zones périphériques en cœur de métropoles....il faut aussi penser les déplacements de périphérie à périphérie pour limiter l’usage de la voiture et augmenter le report modal. Va-t-on (par exemple) se saisir de ces changements pour créer demain des ajustements express-régionaux-diamétralisés ?

 

Quel avenir pour les lignes fortement déficitaires ? Quelles réflexions, quelles stratégies et donc quels choix face à l’enjeu de l’ouverture à la concurrence ?

 

Quelles réponses (autre que l’attentisme...du « à toi, à moi » !) en matière de mobilité professionnelle transfrontalière ?

 

Enfin, un mot sur le Fret Ferroviaire, parce que le réseau capillaire Fret s’étend sur près de 635Km - soit 20% de notre réseau – que près de 6 000 trains y circulent tous les ans pour 7 millions de tonnes transportées, il doit rester une alternative d’avenir dans le Grand Est face à la politique du « tout camion » et nous devons porter ici une véritable stratégie de développement du Fret Ferroviaire adossée aux deux grands ports.

 

Il nous faut travailler au développement de solutions combinées entre le rail, la route et le fluvial ; et il ne faudrait pas que la non réactivité politique en la matière, doublée d’un sous-investissement, empêche demain toute reprise et constructions d’alternatives économiques crédibles en matière de fret. Nous nous devons d’être ambitieux sur cette question.

 

Je vous remercie.

 

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