Budget régional 2017 : c'est plus de moins !

Antoine Homé (68) s'est exprimé sur le budget régional 2017.

 

Seul le prononcé fait foi

 

"Monsieur le Président, Mes cher(e)s Collègues,

 

Au terme de ce débat, ce budget apparaît pour ce qu’il est : un document technocratique et non un document de choix politique, un catalogue virtuel et inachevé et non un document prospectif et visionnaire qui dessinerait un projet de vie pour le Grand Est. Si je peux citer William Shakespeare « Il ne suffit pas de parler, il faut parler juste ».

 

Et contrairement à ce qui a été dit à l’instant, la problématique n’est pas principalement celle des moyens financiers. Les Travaux de la commission des Finances l’ont montré, certes la baisse de la DGF est une réalité mais de nouvelles ressources permettent d’amortir la situation : transfert des frais de gestion, péréquation et ce qui est prévu en terme de fraction de la TVA est une perspective de qualité s’agissant d’un impôt dynamique. Et puis comment ne pas s’inquiéter de la mise à mort financière des collectivités prévue par François Fillon si par malheur il était élu .

 

Je vous invite donc à vous désolidariser de cette velléité de priver les communes, les intercommunalités, les départements et les Régions de 20 milliards de dotation, soit deux fois la baisse actuelle.

 

C’est donc dans ce budget un problème de fond qui se présente, si comme le dit Jean-Pierre Raffarin « La politique, c’est de la psychologie passée au titre du réalisme ».

 

On retrouve d’une certaine façon dans vos propositions des caractéristiques quasiment psychologiques qui étaient celles des Budgets passés de la Région Alsace que j’ai bien connu comme d’autres ici.

 

Clientélisme, c’est l’exemple du non ciblage de l’aide aux communes de moins de 2 500 habitants. Approche peu claire, stratégie économique nébuleuse. Situation à clarifier sur l’aide aux équipements scolaires. Vision étriquée comme par exemple avec les emplois associatifs.

 

Et surtout comme l’a très bien dit mon collègue Julien Vaillant, c’est « plus de moins »! Quelques exemples : baisse importante des crédits du tourisme, budget agricole qui n’est pas à la hauteur, critères restrictifs à l’installation des jeunes agriculteurs, Pacte de la ruralité qui est en rade, effondrement des politiques en matière d’innovation, politique élitiste des grandes écoles . Je pourrais multiplier les exemples.

 

Je conclus donc, Monsieur le Président, mes chers collègues, au final, ce Budget rabougri n’est pas à la hauteur des enjeux du Grand Est.

 

Je vous remercie."

 

 

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