Bertrand Masson : Les nouveaux dispositifs "Culture Scientifique, technique et industrielle"

Bertrand Masson s'est exprimé sur les nouveaux dispositifs "culture scientifique, technique et industrielle"

Le prononcé fait foi

 

"Mes chers collègues,

 

Nous souscrivons à ce qui vient d’être présenté. A la fois sur les dispositifs tels qu’ils ont été rédigés mais aussi sur les enjeux.

 

Je me permets de revenir sur la question des enjeux.

 

Vous avez fait référence, et c’est inscrit directement dans la délibération, à la loi du 22 juillet 2013, qui marque une étape importante pour la culture scientifique, technique et industrielle. C’est une loi plus vaste puisqu’elle concerne l’enseignement supérieur et la recherche mais elle a marqué dans le marbre l’importance de la CSTI et notamment des relations science/société et c’est cela qui nous intéresse tout particulièrement. Cette loi défini une nouvelle gouvernance; à la fois nationale avec la mise en place d’un conseil national de la culture scientifique et technique et j’ai d’ailleurs participé avec François Werner au premier forum régional des acteurs de la CSTI au mois de novembre à Nancy, la Présidente, la sénatrice Dominique Gillot était présente: cette nouvelle gouvernance induit des responsabilités de coordination (je cite la loi) et de soutien des Régions. D’où, pour une part la délibération. Je partage l’idée avec François Werner que c’est bien au-delà de la loi qu’il y a des enjeux à soutenir aujourd’hui les acteurs de la CSTI.

 

Chacun peut mesurer que notre monde est confronté à des évolutions et des mutations extrêmement rapides. Pour une part ces mutation ouvrent de vraies opportunités, offrent des chances nouvelles de développement ou de gain en qualité de vie pour nos concitoyens mais il faut aussi reconnaitre que ces mutations suscitent des inquiétudes qui sont parfois nourries volontairement ou involontairement autant par des incertitudes que par des ignorances. Aujourd’hui, et le débat public nous le démontre à chaque instant, la diffusion de contre-vérité alimente l’obscurantisme, le déni scientifique ou le complotisme. Soutenir les acteurs de la culture scientifique, technique et industrielle représente un enjeu éducatif majeur donc un enjeu démocratique majeur. Voilà pourquoi il nous semble important que la Région soit aux cotés de ces acteurs.

 

Un certain nombre de Régions sont investies depuis longtemps dans ces champs-là. Certaines ont développé des plateformes extrêmement intéressantes. Je pense à la Région Centre-Val-de-Loire avec sa plateforme «Centre science», qui aujourd’hui, est assez modèlisante et vers laquelle nous pourrions tendre.

 

En guise de conclusion, je souhaite attirer votre attention sur la place extrêmement importante des associations. Il n’y a pas que les grands établissements universitaires, même s’ils font aussi beaucoup de travail. Il y a aussi beaucoup d’associations qui œuvrent au plus près des publics et qui œuvrent à la vulgarisation de la connaissance scientifique, je pense notamment à une grande manifestation qui va avoir lieu ce week-end, sur le territoire de Nancy: l’«open bidouille camp» à Nancy. Je crois que la Région aurait toute sa place pour soutenir ce genre d’initiative, qui sont des initiatives nationales décentralisées en Région et qui sont en partie portées par le monde associatif. Je ne cite pas de noms d’associations ici parce qu’elles sont multiples et riches de leur diversité mais je crois qu’il ne faut pas les oublier dans ce tour de table. C’est l’invitation que nous vous formulons en accompagnement de cette délibération.


Je vous remercie "

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