Antoine Homé : La Décision modificative

Antoine Homé (68) s'est exprimé sur la Décision Modificative

Seul le prononcé fait foi

 

"Monsieur le Président, Chers collègues,


Ce compte administratif est en trompe l’œil, parce que les annulations de dette viennent en partie du fait que des politiques publiques n’ont pas été menées jusqu’à leur terme. A noter également, le déficit de clôture. Tout cela ne va pas jusqu’à ce que dénonce, à tort l’extrême droite, mais il y a quand même matière à inquiétude car sur un certain nombre de politiques structurantes comme l’aménagement du territoire ou l’économie, le compte n’y est pas.


Il faut une grande prudence dans la gestion future et de ce point de vue-là, au regard de la Décision Modificative, on n’est pas rassuré.


On constate a propos de celle-ci, qui a fait l’objet d’un débat nourri en commission des finances, que si elle n’est pas importante quantitativement, au niveau des Autorisations de Programme, il y a des annulations très importantes qui n’avaient pas été mentionnées et de nouvelles inscriptions notamment en matière d’économie.

 

On se dit : est-ce que tout cela va être mis en œuvre ou est-ce que c’est de l’esbrouffe ?


Nous n’avons pas d’échéancier, pas de précision : on a le sentiment, une fois de plus, que l’on est dans une politique d’affichage et que nous n’avons pas de certitude sur la mise en œuvre de ce qui est programmé.


Cette inquiétude pèse également sur le dispositif Lycées 4.0 et les CFA qui ne sont pas concernés : on dénote une absence de stratégie.

 

Beaucoup de questions sont posées et demeurent sans réponse : d’ailleurs le CESER a un avis assez mitigé sur ce document.


Finalement, on a une délibération sur le Compte Administratif, une sur la Décision Modificative mais quand on les regarde ensemble, les interrogations sont conjointes.


La dette : évidemment, la politique c’est aussi du discours. Dire que c’est formidable que la dette augmente moins que ce que l’on avait prévu, c’est quand même reconnaitre que nous sommes dans un processus  d’évolution structurelle du stock de dette. Ce n’est pas formidable !


Il faut rappeler que la Région Grand Est est par rapport à d’autres collectivités de même niveau fortement endettée. Un certain nombre de menaces pèsent encore sur nos équilibres financiers. Effectivement nous ne sommes pas dans une situation dramatique mais nous ne sommes pas non plus dans une situation onirique comme cela a été décrit par M. Seyberan.
 
Je tiens donc à rappeler une réalité : sur un certain nombre de politiques structurantes, les moyens mis en œuvre doivent être réellement affecté aux politiques.


Sur les paramètres financiers, la DGF ne va pas s’améliorer dans les temps à venir. Il faudra être sérieux.

 

Pour faire le bilan financier de votre majorité : c’est vrai qu’il n’est pas catastrophique mais il n’est pas non plus dithyrambique. Je crois qu’un peu de modestie dans cette assemblée serait bienvenue !


Je vous remercie."

Écrire commentaire

Commentaires: 0