Question au Préfet de Bertrand Masson

Bertrand Masson (54) a interrogé le Préfet sur le Transport dans le Grand Est.

Suite à un problème technique rencontré lors de l'enregistrement de la Séance Plénière,

il n'est pas possible de revoir la question de Bertrand Masson.

Seul le prononcé fait foi

 

 

" Monsieur le Préfet,
Monsieur le Président,
Chers collègues,

Le 16 novembre dernier, la ministre chargée des transports s'est déplacée à Strasbourg dans le cadre des assises nationales de la mobilité. Elle n'a malheureusement pas indiqué ses intentions sur quelques grands dossiers régionaux qui méritent pourtant une attention soutenue de l'Etat. Nous le regrettons parce que ces dossiers sont à la fois structurants pour le développement de notre territoire qui concernent dans leur vie quotidienne plusieurs dizaines de milliers de nos concitoyens.

Je ne pourrai bien évidemment ici aborder que quelques dossiers et ne le faire que succinctement, en écho aux travaux en cours sur le SRADDET.

J’aurais voulu peut-être parler plus longuement des infrastructures aéroportuaires abordées dans votre propos liminaire. Vous avez oublié de parler, Monsieur le Préfet, de l’aéroport Bâle-Mulhouse qui apparait, peut-être autant que celui de Strasbourg, un peu plus éloigné de notre territoire, comme structurant.

Je vais me concentrer sur les infrastructures ferroviaires d'abord.

Aujourd'hui, grâce à l'investissement de l'Etat et des collectivités territoriales, et d'abord celui des Régions, la liaison grande vitesse Est-Ouest est maintenant aboutie, et c'est d'ailleurs cet investissement des Régions qui nous maintient particulièrement attentifs aux dessertes actuelles, et notamment dans le département des Vosges, en écho d'ailleurs à vos propos liminaires sur les fractures territoriales.

Nous considérons que les liaisons vers le Sud doivent être considérées comme prioritaires. Je pense à la branche Est du TGV Rhin Rhône et au débouché Sud du sillon lorrain. Sans ces investissements importants, nous prenons collectivement le risque d'un corridor européen qui se déporte à l'ouest vers l'Ile de France ou vers l'Est en Allemagne. Qu'en est-il, monsieur le Préfet, de l'engagement de l'Etat sur ces deux dossiers ?

Sur la même question ferroviaire, nous souhaitons que le dossier de la gare de Vandières soit réouvert : il en va de la parfaite connexion des réseaux TER/TGV comme cela est le cas partout en France. Ce n'est pas parce que cela n'a pas été fait hier que cela annule la pertinence de cet équipement d’aujourd’hui. Les engagements financiers de l'Etat sur cette question de l'interconnexion en Lorraine sont-ils toujours d'actualité ?

Je veux enfin dire quelques mots sur l'A 31bis. Monsieur le Préfet, il faut maintenant et urgemment, si je peux me permettre ce cri d'alerte, passer des paroles aux actes. Et ceci, en inscrivant résolument la réflexion et les décisions dans le contexte d'un mode durable de développement.

La commission nationale du débat public a rendu ses conclusions fin 2015.  En février 2016, le gouvernement d'alors avait donné son accord de principe pour un aménagement progressif. Depuis c'est silence radio.

Le gouvernement d’aujourd’hui a dit vouloir faire des transports du quotidien sa priorité alors il doit accélérer la décongestion et la mise en sécurité d'une des autoroutes les plus fréquentées de France.

On me répondra, peut-être le coût très important de ces aménagements. Que l'Etat alors permette à notre Région de mettre en œuvre la taxe poids lourds, dont les recettes pourraient participer du financement de ce projet.

Je vous remercie par avance Monsieur le Préfet pour vos réponses qui, je crois, sont attendues par beaucoup de nos concitoyens."

 

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