le contrat triennal Strasbourg capitale européenne 2018-2020

Pernelle Richardot (67) s'est exprimée sur le contrat  triennal Strasbourg capitale européenne 2018-2020.


Intervention de Pernelle Richardot


Seul le prononcé fait fois

 

"Au moment où l’Union européenne connaît une crise sans précédent de confiance vis à vis de ses concitoyens, où toutes les digues cèdent et au moment où des gouvernements europhobes d’extrême droite accèdent au pouvoir.

 

Et lorsque l’on entend la diatribe, des chéquards de cette assemblée, des chéquards du parlement européen, on ne peut que s’inquiéter devant cette montée du populisme qui nous arrive de manière extrêmement forte.

 

Au moment, Monsieur le Président, où la chancelière allemande A. MERKEL remet - publiquement - et non de manière ambiguë comme vous le laissiez  entendre, pour la toute première fois dans l’histoire du couple franco-allemand, le siège de Strasbourg, sans qu’aucun son ne soit émis par le Président de la République ni même au moment de sa rencontre bilatérale, toujours avec la même A. MERKEL.

 

Il est bon et c’est l’objet de ce triennal de rappeler que Strasbourg est le lieu unique de la représentation de l’assemblée démocratique de l’UE.

 

Ce rappel est extrêmement salutaire et nous devons effectivement réaffirmer que le Parlement  doit concentrer son travail sur un seul site, tel qu’il a été prévu par les traités, à savoir Strasbourg.

 

C’est tout l’enjeu de ce triennal.

 

Notre Europe n’est pas celle de Salvini, d’Orban ou celle portée par les gouvernements tchèques ou polonais... Notre Europe est pluricentrée, en déplaise à l’extrême droite ici présente dans l’hémicycle, démocratique...elle devrait même être, et je sois un peu du triennal, fédérale de manière à être plus efficace dans ces politiques publiques.


Monsieur le Président, Strasbourg est le lieu central d’une citoyenneté démocratique européenne. Et j’aurais souhaité moi aussi que notre assemblée puisse le réaffirmer et avec force en prenant par exemple, un vœu voté par tous les bancs ou presque de cette assemblée.

 

L’utilité de ce triennal est pour nous une évidence et je regrette toujours que l’on soit obligé d’en passer par là, et que le  soutien de l’Etat à la capitale européenne, seule capitale européenne sur son sol,  ne coule pas de source.

 

Je regrette aussi que l’Etat ne prenne pas une part plus importante dans certains projets et Pascal Mangin l’a rappelé et il a eu raison de le rappeler avec force, par quelques tours de passe-passe dont certains ont le secret...faisant passer comme une avancée des dépenses qui - de toute manière -revenaient à l’Etat;

 

Enfin, Monsieur le Président, ce triennal fait la part belle aux transports. C’est bien. Et c’est même, une avancée réelle par rapport aux anciens contrats. Je me demande juste qu’elle sera la parole, l’engagement de l’État, en lieu et place de sa simple signature dans un jardin du bâtiment du parlement européen, en petit comité, 0je le regretterai toujours, quel est l’impact de la parole  de l’Etat une fois encore, alors que les premiers coups de canifs ont été mis, en matière de transport, notamment avec les rapports Spinetta et le report  aux calendes grecques  de la loi LOM.

 

Je vous remercie,"

 


Motion Strasbourg Capitale Européenne


Le Siège du Parlement européen de Strasbourg est régulièrement la cible de députés européens, de lobbies voire de fonctionnaires pour qui Bruxelles devrait être le siège unique du parlement.


Dans ce cadre, la récente déclaration de Madame Angéla MERKEL, sur la nécessité de recentrer les activités du Parlement Européen sur un seul site n’a pas manqué d’inquiéter les défenseurs de la seule Institution Européenne sur le territoire français.


L’interprétation des propos de la Chancelière allemande doit nous interpeller. Elle nous oblige à aller au-delà d’une simple condamnation formelle, qui, comme à chaque attaque contre le siège strasbourgeois du Parlement Européen, n’ira pas au-delà d’une déclaration de principe des autorités françaises rappelant leur attachement à l’esprit et à la lettre des Traités.


Face à ces remises en cause inacceptables et insidieuses, il ne doit exister aucune ambiguïté dans la mobilisation des autorités locales et nationales en faveur de Strasbourg. Elle doit être sans faille, s’exprimer clairement et fortement jusqu’au plus haut niveau de l’Etat pour ne laisser aucun doute sur notre détermination à promouvoir le siège du parlement européen, sous peine de prêter encore plus le flanc à ceux qui souhaitent remettre en cause son statut de capitale européenne.


C’est pourquoi, à l’heure où le Conseil Régional du Grand Est, réuni en séance plénière ce vendredi 22 juin, a adopté le Contrat Triennal qui sanctuarise l’union sacrée des collectivités locales et de l’Etat pour asseoir le statut européen de Strasbourg, nous souhaitons réaffirmer notre engagement fort en faveur du rayonnement et de la défense de Strasbourg, Capitale Européenne et attendons après le sommet bilatéral franco-allemand, un parole forte et claire de la part du Président de la République.


La remise en cause de Strasbourg, en tant que capitale européenne, ne serait pas seulement un affaiblissement pour la France mais pour l’Europe.


C’est pourquoi des signes visibles doivent être donnés à Strasbourg à quelques mois des échéances électorales européennes. C’est pourquoi, la France doit faire entendre sa voix au plus haut niveau et notamment, lors du prochain Conseil Européen.

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