Pour un développement multi-facette de l’agriculture de montagne.

Jean-Marie Lalandre (88) est intervenu sur les dispositifs d'Aménagement des territoires.


Intervention de Jean-Marie Lalandre


Seul le prononcé fait foi

 

 

Monsieur le Président, Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,

 


L’agriculture de montagne est confrontée à des conditions particulières, qui nécessitent un soutien fort et constant.

 

Dès 1976, l’Indemnité Compensatoire aux Handicaps Naturels a été mise en place.

 

 

Depuis leur origine, les Conseils Régionaux dissocient clairement leurs interventions, légitimes et nécessaires, de la Politique Agricole Commune.

 

 

Une lactation inférieure de plusieurs milliers de litres par tête, une production moins intense d’herbe à l’hectare, un besoin de matériel technique spécifique, un besoin de main-d’œuvre plus important avec par exemple une utilisation plus restreinte du « berger électrique » et des séquences climatiques plus complexes.

 

 

Cette année, par exemple, chez moi dans les Vosges, à peine arrivés sur les Hautes Chaumes les troupeaux ont dû faire face à une vingtaine de centimètres de neige.

 

 

Malgré ces problématiques, l’agriculture de montage ne quémande rien et ne doit pas être traité avec condescendance.

 


Par ailleurs, l’agriculture de montagne ne saurait être regardée qu’à travers le prisme, certes majeur, des activités agricoles.

 

 

En effet, la présence de ces fermes, le travail de ces femmes et de ces hommes ont pour effets co-latéraux : une pérennité de la biodiversité faune et flore, un enjeu d’aménagement de notre territoire, le développement du tourisme vert (+20% l’an passé dans le Grand Est) et un maintien de l’ouverture des paysages.

 

 

Songez, Mesdames et Messieurs, que par temps clair, les Savoyards du Mont Blanc ont l’opportunité, voire la chance d’apercevoir le Hohmeck.

 

 

N’oublions pas non plus que les Vosges sont la montagne la plus peuplée de France.

 

 

Les orientations proposées aujourd’hui, Monsieur le Président, démontrent que vous mettez vos pas dans les nôtres et c’est une bonne chose, qu’il existe une continuité des politiques que nous avons construites, voire co-construite précédemment. Des politiques ambitieuses devant l’objectif central reste et demeure le développement multi-facette de l’agriculture de montagne.

 

 

Avec bien évidemment, de ma part pour celles et ceux qui me connaissent un peu mieux, un petit clin d’œil avec la poursuite du soutien à la race de la vache vosgienne, ambassadrice emblématique du massif, tout en demandant que les versements soient plus rapides : actuellement en 2018 sont réglées les subventions de 2015 !

 

 

Quelles que soit les séquences politiques, la montagne reste la montagne, nous voterons pour. Je vous remercie de votre attention et par avance de votre unanimité, favoriser la concrétisation d’un axiome que les moins de 35 ans ne peuvent pas connaître : vivre et travaillez au pays"

 

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