Développement Durable : nous attendons toujours des actes

Cléo Schweitzer (68) est intervenu sur le rapport sur la situation en matière de développement durable.


intervention de Cléo Schweitzer

 

Seul le prononcé fait foi

 

« A la lecture du rapport, nous constatons que vous avez pris en compte certaines de nos remarques déjà formulées les années précédentes. Ces remarques ont pour but de transformer ce rapport en véritable outil de performance pour des politiques véritablement tournées vers les 17 objectifs mondiaux de développement durable.

 

Vous avez certes intégré des indicateurs, mais ces derniers sont toujours incomplets et parfois même inadaptés pour travailler sur des objectifs de santé humaine comme environnementale.

 

Au vu de l’urgence de certains objectifs à atteindre, c’est d’une politique de développement durable beaucoup plus ambitieuse dans les actes dont nous avons besoin avec un système d’évaluation clair et lisible pour tous afin de pouvoir rectifier et améliorer beaucoup plus rapidement les manquements et les déficiences.

 

Prenons l’exemple de la politique de l’énergie dans le compte administratif 2018 où l’on découvre que 5 millions de crédits pour la rénovation thermique des logements n’ont pas été consommés. On voit bien que nous ne sommes pas à la hauteur des enjeux ni en phase avec tous les documents votés, et demain avec ceux affichés dans le SRADDET.

 

Lors de la Séance Plénière de juin dernier, notre groupe avait déposé une motion pour « la proclamation de l'état d'urgence climatique ».  Monsieur le Président, vous aviez annoncé, je cite : « ces sujets-là, moi, je suis prêt à les mettre vraiment à l’agenda. » Vous aviez également acté, je cite toujours, « la création d’un groupe capable de regarder les impacts des changements climatiques sur nos économies, sur le tourisme, l’industrie. Et à partir de là tricoter ensemble des réponses. Sortir des stratégies et un même langage sur la question environnementale. » 

 

Force est de constater qu'aujourd’hui vos paroles sont restées lettre morte et sur ces questions fondamentales nous attendons toujours des actes.

 

 

 

Il reste donc beaucoup à faire et le conseil régional du Grand Est n’a pas encore trouvé la bonne méthode de travail pour faire du développement durable et de la lutte contre le changement climatique une politique véritablement intégrée. » 

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